Le récit du sūtra : Mañjuśrī, le Sauveur et les douze généraux
Ce que raconte, scène par scène, le texte le plus célèbre sur le Bouddha de la médecine.

Le sūtra du Maître de médecine est un récit en plusieurs scènes. Le suivre, c’est comprendre les gestes que l’on retrouve ensuite dans les peintures et les temples. Nous suivons ici la traduction chinoise de Xuanzang (650).
La scène d’ouverture
Śākyamuni séjourne à Vaiśālī avec une grande assemblée de moines, de bodhisattvas, de rois et d’êtres de tous les mondes. Le bodhisattva Mañjuśrī se lève et lui demande d’expliquer le nom et les vœux des Bouddhas du passé, pour le bien des êtres à venir.
Le Bouddha de l’Est
Le Bouddha décrit un monde situé à l’est, à la distance de dix fois le nombre de grains de sable du Gange. Le Bouddha qui y réside s’appelle Bhaiṣajyaguru-vaiḍūrya-prabhā, et son monde est de lapis-lazuli. Il énumère les douze vœux (voir les douze vœux détaillés) et décrit la beauté de sa terre pure (voir la terre pure).
Le Sauveur
Plus loin dans le texte, un autre bodhisattva, nommé le « Sauveur » (Jiutuo, 救脫), interroge le Bouddha : comment venir en aide à ceux qui sont gravement malades ? Le Bouddha répond en évoquant des rites. Il mentionne aussi « neuf morts prématurées », une liste de malheurs que le texte invite à éviter par la conduite et la pratique.
Les rites décrits
Le sūtra recommande de prendre refuge, de respecter des préceptes pendant une période, de faire des offrandes, de réciter le texte. Il prévoit l’allumage de lampes, de nombreuses bannières de cinq couleurs et d’autres gestes. Les chiffres sont symboliques : le nombre quarante-neuf revient plusieurs fois. Nous rapportons ces rites comme des éléments de tradition, non comme des remèdes.
Les généraux
Les douze généraux yaksha se lèvent pour jurer de protéger ceux qui feront ces pratiques. Voir les douze généraux.
La fin
Ānanda demande le nom du texte, et le Bouddha lui répond avec plusieurs titres. L’assemblée se réjouit.
Incertitudes
Les versions du sūtra diffèrent (nombre de vœux, détails du rite) : celle qui est résumée ici est la traduction de Xuanzang ; vérifiez la version utilisée si vous lisez une autre édition.
Sources
Sūtra du Maître de médecine, trad. Xuanzang, T. 450 ; trad. Yijing, T. 451 ; Raoul Birnbaum, The Healing Buddha, Shambhala, 1979.
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